Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...
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vendredi 24 juin 2011

Se former en permanence

Se former en permanence, une nécessité
Autour d’un café partagé, la discussion porte sur la formation :
Mouloud explique : « Moi, je n’ai pas fait beaucoup d’études, j’étais fâché avec l’école. La théorie, ça me barbe ! Mais j’ai pu progresser dans mon métier grâce à la formation : je suis entré dans ma boîte comme conducteur d’engins de terrassement, et aujourd'hui je suis chef de chantier. Les gars, ils me respectent, parce que je connais leur boulot : les bulldozers et les pelleteuses, je sais les manier ! »
« Je travaille en back-office dans le secteur bancaire, répond Jocelyne, et pour moi, c’est absolument indispensable de me former : on a sans cesse de nouveaux produits qui arrivent, de nouvelles techniques qui se développent, et si tu n’es pas au courant tu perds pieds très vite… »
Thierno soupire : « Ça fait vingt-cinq ans que je suis dans la même boîte, mais on n’a jamais eu de formation… On s’adapte à la petite semaine, on se forme sur le tas… Mais je dois reconnaitre que j’ai du mal… Face aux jeunes, il y a des moments où je me sens complètement dépassé, ça va trop vite, je n’arrive plus à tenir le rythme. »
Véra prend la parole à son tour : « Maintenant que je suis en retraite et que j’ai du temps, j’ai décidé d’aller à l’université : je suis des cours sur l’histoire de l’art. C’est un domaine qui m’a toujours fait rêver, mais je n’avais jamais eu le temps d’y travailler, avec mon activité professionnelle et mes enfants. Eh bien, je peux vous dire que j’en profite à fond et j’en suis ravie ! J’ai l’impression d’élargir mes perspectives… »
Nous sommes dans une société qui change, qui évolue continuellement. Le rythme d’apparition de nouvelles découvertes scientifiques ou de nouvelles innovations technologiques ne cesse de s’accélérer. De nouveaux métiers voient sans cesse le jour, et au sein de la même activité professionnelle, de nouvelles techniques, des concepts innovants apparaissent au fil du temps : les références du passé ne fonctionnent plus dans un certain nombre de domaines.
Par conséquent, contrairement à ce qui était vécu jadis pour la plupart des gens, le savoir acquis à la sortie de l’école ou de la formation n’est pas suffisant pour faire face aux besoins de notre vie future. Aujourd'hui, il n’est pas rare d’exercer successivement deux ou trois métiers différents ou davantage dans le cours d’une carrière, quand beaucoup de nos grands-parents avaient une même activité professionnelle toute leur vie. Force est donc de constater qu’il nous faudra probablement apprendre en permanence, tout au long de notre vie, non seulement dans le domaine professionnel, mais aussi dans la vie de tous les jours.
Aussi peut-il être utile de se poser quelques questions dans ce domaine : est-ce que je crois à la nécessité de me former en permanence, ou pas ? Si oui, est-ce que je prends les moyens pour le faire ? Lesquels ? Comme dans d’autres domaines, l’accompagnement d’un coach peut aider à clarifier son projet et à le mettre en œuvre…

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog : 
    Echecs et erreurs
    Néoneurones

Liens externes :
    Les 5 erreurs de la formation en entreprise
   Pourquoi se former tout au long de sa carrière ? Résultat d'un sondage auprès de 1372 employés des secteurs public et privé.

lundi 9 février 2009

Acquérir la maîtrise

Myamoto Musachi, maître de sabre japonais
Un Maître de sabre reçut un jour un confrère. Il imagina alors une astuce pour présenter ses trois fils et le niveau qu'ils avaient atteint à son école. Il posa un vase en équilibre au-dessus de la porte de la pièce, de façon à ce qu'il tombe sur celui qui la ferait coulisser.

Enfin installés devant une tasse de thé, le maître appela son fils aîné. On entendit des pas approcher puis stopper net devant la porte ; l'ayant entrouverte doucement, le garçon saisit le vase et entra. Il replaça le vase dans la même position avant d’aller saluer les deux maîtres. « Voici mon fils aîné, dit le Maître, son niveau est maintenant bon, bientôt il sera maître à son tour. »

Il appela le second fils. Celui-ci entra sans hésitation et faillit bien recevoir le vase, mais au dernier moment, il l'esquiva et le rattrapa au vol. « Et voilà mon deuxième fils, il a encore un long chemin à parcourir. »

Vint le tour du plus jeune garçon qui entra brusquement, reçut l'objet en plein sur le crâne, mais avant que le vase n'atteigne le sol, il dégaina son sabre et le fracassa d'un coup. « Voici mon fils cadet, dit le Maître à son ami qui riait, il ne comprend pas grand chose à l'art du sabre mais enfin, il est encore jeune. »

On peut tirer quelques leçons d’une telle histoire ; voici celles que je vous propose, à vous d’en trouver d’autres...
Pour être capable d’atteindre la maîtrise dans un certain domaine, l’apprenti doit mettre en œuvre certaines qualités :
- Le sens de l’observation : c’est en étant attentif à son environnement, en voyant que la porte n’était pas fermée de la manière habituelle, que le fils aîné s’est douté de quelque chose. Suis-je assez attentif aux différents paramètres de la situation pour agir de la meilleure façon ?
- Le sens de l’adaptation : le second fils met à profit la souplesse et la rapidité de mouvement acquise à son entraînement de sabre pour rattraper le vase au vol sans le casser. Ai-je le réflexe d’utiliser mes savoir-faire et mes talents dans d’autres conditions que mon contexte habituel ?
- La maîtrise de soi : en réagissant trop instinctivement, le fils cadet ne se sert pas de son sabre à bon escient. Il en résulte un fort mal au crâne et un vase cassé. Ai-je le sang-froid nécessaire pour ne pas toujours agir selon ma première impulsion, mais proportionner mon geste à la situation ?

Cette histoire nous laisse entendre, et c’est vérifiable par l’expérience, que ces différentes qualités ne sont pas hors de notre portée, quel que soit le domaine où on les exerce. La maîtrise peut être acquise grâce à un travail d’apprentissage et maintenue par un entraînement régulier.



Elle est extraite du livre de Pascal Fauliot : « Contes et récits des arts martiaux de Chine et du Japon », éd. Albin Michel, Paris, 1984. 


Renaud CHEREL  




Voir aussi dans ce blog :
    Faut-il chercher la perfection ?
    Faut il avoir de l'expérience ?
    Savoir encourager

Liens externes : 
    Comment acquérir la maîtrise totale de soi

lundi 8 décembre 2008

Le stress

Le mot stress est un emprunt à l'anglais, qui signifie « effort intense, pression, contrainte, surmenage ». En français, le mot désigne l’ensemble des réactions non spécifiques (physiologiques, psychologiques, affectives, comportementales) à un agent agressif.

Il y a stress chaque fois que l’individu est sollicité par son environnement et doit s’adapter. Le stress est donc une réponse normale de l’organisme, qui mobilise des ressources face à un changement de son environnement. Par exemple le froid, un bruit violent, un changement de vie... On peut donc distinguer deux sortes de stress :
Le stress favorable : il concerne les événements qui produisent une mobilisation des ressources psychiques et/ou corporelles, par exemple un cours ou un entretien, une compétition sportive ou encore une situation professionnelle intense.
Le stress défavorable : il produit des effets négatifs à la fois psychiques, affectifs et physiologiques. La corrélation de cet ensemble avec un certain nombre de maladies commence à être étudiée, avec évidemment de grandes difficultés méthodologiques.

Les facteurs de stress

Qu’est-ce qui provoque le stress ? Les spécialistes s’accordent pour dire que le stress peut être provoqué soit par un changement dans l’environnement, soit par une situation défavorable dans laquelle on se trouve.

Nous sommes tous confrontés à des événements qui surgissent sans crier gare et à des changements de vie. Mais ceux-ci sont ressentis avec plus ou moins d’intensité selon les personnes. Maryse a été très choquée par son accident de voiture, alors même que son entourage lui répète : « Ce n’est rien, il n’y a que de la tôle, pas de blessés ! » Olivier ne se remet pas de son divorce, qui lui est tombé sur la tête, sans qu’il n’ait rien vu venir, dit-il, alors que sa femme lui envoyait des signes depuis des années. Gérard a dû subir l’opération de la prostate, il a vécu cela comme un drame, une atteinte à son intégrité personnelle. Quant à Cécile, elle s’est fait agresser sur le quai du métro : deux individus lui ont arraché son sac à main et se sont enfuis sans que personne ne réagisse. Et ce qui l’a choquée, dit-elle, c’est tout autant l’absence de réaction des gens que l’agression et le vol de son sac.

Il y a aussi des situations négatives qui se prolongent et qui nous stressent :
Alain a perdu son emploi l’année dernière, cela fait près d’un an qu’il est au chômage : c’est une situation usante, qui lui sape le moral. Farès, lui, est urgentiste ; toute la journée, il doit faire face très vite et avec efficacité à des souffrances de toutes sortes, et à force de donner de lui-même, il est épuisé, vidé de son énergie. Quant à Rosita, elle vit seule dans un minuscule appartement avec deux enfants et ne sait jamais comment elle va finir le mois.
Les exigences de performance au travail
peuvent être facteur de stress...




Renaud CHEREL  





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Autres articles de ce blog sur la même thématique:
    Sentiment d'insécurité
    Activisme et hyperactivité

Liens externes :
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