Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...
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jeudi 3 mars 2011

Neige

Cette année, la neige est survenue plus tôt que de coutume avant même la date officielle de l’hiver sur une grande partie de la France, et semble vouloir renouveler fréquemment ses apparitions.

La neige, c’est bien sûr synonyme de difficultésde circulation, d’embarras dans les aéroports ou sur les autoroutes, de rupture de continuité dans la mécanique bien huilée de notre économie nationale. Au plan plus immédiat, c’est le risque de glissades ou de chutes dangereuses, d’une cheville foulée ou d’un poignet cassé. Et certains d’entre nous de pester contre ces aléas clima-tiques qui viennent rompre le cours de nos habitudes….

Mais comment résister au charme de la neige qui nous ouvre une fenêtre sur nos émerveillements d’enfance ? À la secrète excitation qui nous envahit à la vue de cette blancheur ? La neige est encore tombée cette nuit sur la région parisienne et avec les premières lueurs du jour se déploie sous mes yeux un paysage somptueux. Par la fenêtre, un paysage magique est apparu comme par enchantement. Les maisons sur la colline d’en face, recouvertes d’un manteau ouaté, prennent des allures de chalets de montagne et les branches des arbres, délicatement festonnées de blanc, dessinent des entrelacs complexes de noirs et de blancs d’une fragile beauté.

J’adore le spectacle des flocons de neige striant le ciel dans leur chute nonchalante. Tantôt de petits flocons très fins et légers dansent en virevoltant, peu pressés d’atteindre le sol ; tantôt de gros flocons descendent sans bruit comme des plumes arrachées d’un édredon de ciel gris ; ou bien encore une sorte de grésil tombe dru et encapuchonne le paysage d’une blanche capeline en quelques instants, effaçant silencieusement les traces de pas ou d’activités humaines. La neige immaculée redonne aux paysages, même les plus habituels et les plus ordinaires, un aspect un peu féérique, effaçant temporairement les blessures et les laideurs du panorama. Cinq centimètres de neige et notre regard sur notre environnement est transformé : enveloppé de ce léger manteau blanc, le monde paraît plus calme, plus paisible. Bien sûr, au fond, rien n’est changé ; cependant, devant cette blancheur silencieuse, alors que tous les bruits sont étouffés par la neige, je me sens d’une humeur plus contemplative, plus paisible, plus sereine.

Dans la symbolique occidentale, la couleur de la neige, le blanc, est généralement associés à la notion de pureté, à l'innocence, à la chasteté, à la virginité, mais aussi à la paix, à la spiritualité, à la sainteté et à la vie. Mais paradoxalement le blanc est aussi associé à une symbolique contraire : la notion de vide, la vieillesse, la mauvaise santé et finalement la mort : c’est la couleur du deuil dans certains pays asiatiques et, au Moyen Âge, la couleur de deuil des reines de France.

Quoi qu’il en soit, profitons de ce qui nous est donné, laissons pour un instant les yeux de l’enfant qui est en nous s’émerveiller de la blancheur et de la paix renouvelées du monde… et rêver, un instant seulement, que cette image devienne réalité !


Renaud CHEREL




Neige à Ville d'Avray (Ouest de Paris)









Photos : Renaud Cherel

Voir aussi dans ce blog : 
    Début d'hiver
    Fin d'hiver
    Flocons de neige

Liens externes : 
    Galerie photos hiver : Les belles photos d'Anne Jutras...

jeudi 30 décembre 2010

Nous sommes mortels

Début novembre, alors que les arbres perdent leurs feuilles et que la nature semble s’endormir, il est de tradition de nous souvenir de nos défunts. Certains prient pour les âmes de ceux qui les ont précédés ; d’autres vont fleurir la tombe d’un parent ou d’un proche au cimetière ; d’autres encore ignorent totalement l’événement.
Tombe de Colette au Père-Lachaise (Photo Renaud Cherel)
Penser à la mort des autres, inévitablement, cela nous conduit à penser à notre propre condition mortelle. S’il y a une chose dont je peux être sûr, c’est que je vais mourir un jour. Mais comment fais-je face à cette perspective inéluctable ?

-« Je n’ai pas le temps de penser à la mort, dit Kafdi. J’aime prendre des risques, j’adore les sports extrêmes où je vais au bout de mes limites physiques : c’est quand l’adrénaline est au maximum que je me sens vivant ! Pour moi, ceux qui vivent leur petite existence pépère, ils sont déjà morts. J’agis comme si le temps n’existait pas : je suis jeune et je veux rester jeune ! »

-« Moi, reconnaît Yannick, j’ai peur de la mort, et j’essaie de la conjurer, en fuyant les situations qui pourraient me la rappeler. Récemment, je n’ai pas pu aller voir un collègue qui avait été hospitalisé pour une grave maladie : c’était au-dessus de mes forces. Et pour tout dire, même le sommeil représente pour moi une sorte de mort : c’est une des raisons pour lesquelles je suis très actif et je dors peu. Plus ou moins consciemment, je préfère dormir moins et être dans l’action, cela me prouve que je suis en vie. »

Marie-Thérèse : -« J’essaie d’échapper à cette idée de ma mort en me donnant l’illusion d’avoir un pouvoir illimité sur tout… Je m’affirme en niant mes propres limites, mes incapacités, mes fragilités. Je conteste les dires ou les actes des autres qui remettent en question mes certitudes ; je refuse les changements qui me renvoient à mon impuissance à contrôler les événements… »

La peur de mourir n’est-elle pas dans certains cas une peur de vivre, dans la mesure où la vie est changement ? Au lieu de ne voir dans la « faucheuse » qu’une adversaire formidable et invincible, ne puis-je pas aussi la concevoir comme une amie exigeante dont l’approche m’aide à vivre plus fort, à aimer cette vie, belle et fragile, qui est la mienne ?

C’est la brièveté même de ma vie, sa finitude, qui en fait le prix : si la vie est courte, à moi de la vivre du mieux possible. Si j’ai appris à goûter l’instant présent, à le vivre pleinement, à « consentir au réel », à choisir avec amour ce qui m’advient tout au long des jours, la vie ne me sera pas arrachée.

« Étudiez comme si vous deviez vivre toujours ; vivez comme si vous deviez mourir demain », disait saint Thomas d’Aquin. Oui, vivons, apprécions chaque jour comme si c’était le dernier, tout en ayant des projets qui nous font avancer, nous et les autres autour de nous.

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog : 
    Les étapes du deuil
    Finitude : nous sommes des êtres finis
    Date de péremption
    Souviens-toi que tu vas mourir

dimanche 19 décembre 2010

Fragilité

Tanguy est un homme très direct, qui dit ce qu’il pense sans faire de détours. Il est sûr de lui quand il décide et ses collaborateurs l’apprécient pour cela : ils le trouvent solide et rassurant. Marine, elle, se pose beaucoup de questions avant de prendre une décision, elle envisage toutes les conséquences de ses actes ; comme elle paraît parfois indécise et qu’elle est sensible au jugement des autres, ses collègues la trouvent fragile.

Le pont de Millau paraît fragile et pourtant...
(Photo R. Cherel)
Notre société, surtout dans le milieu professionnel, fait peu de place à la fragilité ; et pourtant, celle-ci fait partie de notre condition humaine. On s’est aperçu depuis bien longtemps que le bébé humain est bien plus fragile à la naissance que la plupart des petits d’animaux. Le petit cabri ou le petit poulain sont capables de trotter quelques instants après leur naissance, ce qui leur permet d’échapper à d’éventuels prédateurs. Rien de tel pour le petit d’homme, qui reste extrêmement vulnérable et dépendant de son entourage pendant de longues années. Devenir adulte consistera entre autres à quitter cet état de vulnérabilité ; mais celle-ci demeure, au fond, même chez ceux qui sont arrivés au sommet du pouvoir.

Et pourtant, notre fragilité fait notre force : n’étant pas équipés pour vivre dans un milieu particulier, nous avons la possibilité de nous adapter partout. Étant dépourvus de schémas de comportement prédéterminés, notre capacité d’apprendre nous confère la liberté de choisir comment réagir à une situation donnée. Notre répertoire ne se limite pas à des réactions instinctives automatiques, mais dépend largement de notre expérience personnelle, de ce que nous ont transmis non seulement nos parents et nos éducateurs, mais, à travers la société dans laquelle nous vivons, un peu tous ceux qui nous ont précédés.

Plus concrètement, revenons à nos exemples : Tanguy se trouve parfois très isolé pour prendre certaines décisions délicates et cela est difficile à vivre. Parfois aussi, il se bute dans ses certitudes : il pense avoir raison et combat avec énergie ceux qui s’opposent à ses projets. Il n’accepte pas la possibilité d’avoir des fragilités, d’être vulnérable. De son côté, Marine, qui demande à l’autre son avis, est ressentie par son entourage comme une personne très accessible. Par ailleurs, dans une situation particulièrement difficile, elle va faire preuve de beaucoup de courage et sera capable de prendre rapidement les bonnes décisions.

Ainsi, dans certaines situations, je peux choisir de rester dans la maîtrise, ou bien accepter ma fragilité et, d’une certaine manière, lâcher prise. M’ouvrir à la possibilité d’agir ou de réagir autrement, ne pas me figer dans la façon de faire que j’ai toujours adoptée jusqu’à aujourd’hui mais qui peut-être n’était pas toujours adaptée. « Vouloir être une forteresse imprenable, inattaquable, c’est être incapable de changer. » (Jean-Claude Liaudet.) Tant que je demeure dans cette forteresse, j’ai beaucoup de mal à communiquer. En reconnaissant mes manques, je reconnais que je ne suis pas autosuffisant et je m’ouvre à la relation avec l’autre. « C’est de notre fragilité que découle notre aptitude à la relation. » (Marie Balmary).

Aurai-je le courage de m’ouvrir à ma fragilité ?

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog :
    Nous sommes mortels
    Evénements et résilience
    Abandon et sentiment d'abandon

Liens externes : 
Un point de vue plus philosophique sur la question de la vulnérabilité :
    Force de la vulnérabilité

Bibliographie : 

Jean-Claude LIAUDET : Du bonheur d'être fragile, Albin Michel, Paris, 2007, 165 pages.
Reconnaître sa fragilité n'est pas très à la mode. Pourtant, c'est une voie qui nous permet de nous ouvrir davantage à la vie et à la relation avec l'autre. S'accepter tel que l'on est - un être vulnérable et donc libre - permet d'évoluer pour aimer mieux et agir.


samedi 23 octobre 2010

Relation de couple : fragile !

Dimanche dernier, ma femme et moi sommes allés avec faire une promenade dans le bois de Saint Cloud. Les longues allées de marronniers sont prématurément roussies par les attaques de mineuse, cette méchante chenille qui détruit les feuilles de marronniers depuis une dizaine d’années, et nous marchons sur un tapis de feuilles mortes. En revenant, nous croisons des parisiens qui regagnent leurs voitures pour rentrer chez eux. Je suis frappé par l’allure d’un couple, une petite jeune femme vêtue d’un sweater et d’un jean moulant qui mettent en valeur sa très jolie silhouette, au côté d’un grand gaillard athlétique habillé d’un survêtement bleu très seyant. Je me fais intérieurement la réflexion : « Quel beau couple ! Ces deux là ont l’air de bien aller ensemble… »

Je les vois qui se dirigent vers une moto, et l’homme entreprend de déverrouiller l’antivol, tandis que la jeune femme ouvre une des sacoches arrière pour se saisir d’un casque de moto. Celui-ci lui glisse des doigts et tombe avec un bruit mat sur le sol tapissé de feuilles. Aussitôt, l’homme se tourne brusquement vers elle et se met à la tancer vertement, tandis qu’elle baisse du nez sans rien répliquer : « Espèce d’idiote ! Tu ne peux pas faire attention, non ? Quelle conne cette fille ! »

Exit le couple harmonieux que j’avais dessiné dans mon imagination ! Je me dis que ces deux là ne sont peut-être pas si bien partis que je ne le croyais… Pourquoi tant de violence pour une broutille ? Ce casque conçu pour subir des chocs ne doit pas être bien abîmé par une chute dans les feuilles mortes… Par contre, la dignité de cette jeune femme, elle, a probablement été écornée par cette humiliation en public…

Trois réflexions me viennent à propos de cette anecdote :

En voyant ce joli couple, j’ai projeté sur lui une image idéale, et les faits m’ont détrompé. Combien de fois interprétons-nous ce que nous percevons, et reconstruisons-nous dans notre imagina-tion un monde qui n’est pas la réalité ?

Quelle histoire personnelle ce jeune homme a-t-il vécue pour être si violent à l’encontre de sa jolie compagne ? Je ne le saurai jamais ; mais j’ai tendance à penser que la chute du casque n’était qu’un prétexte… nos colères et nos agacements sont d’abord le produit de notre propre histoire avant d’être l’effet du comportement d’autrui.

Inversement, pourquoi la jeune femme s’est-elle montrée si passive face à lui ? Ce n’est probablement pas la première fois qu’elle a cette attitude. Il semble bien que ce couple soit entré dans un jeu, dans lequel elle joue le rôle de la victime et lui celui de bourreau. Ce jeu est suffisamment bien rôdé pour qu’ils ne soient pas conscients de le jouer en public.

La plupart de nos relations sont plus fragiles que nous ne croyons… Ne méritent-elles pas qu’on les soigne un peu mieux ?

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog :
    10 secrets des couples qui durent
    Masculin / Féminin

dimanche 27 décembre 2009

Début d'hiver

Le solstice d’hiver a lieu aujourd'hui 21 décembre : c’est pour nous, dans l’hémisphère nord, le jour le plus court de l’année… et la nuit la plus longue !

Parc sous la neige (photo R. Cherel)
L’hiver marque la fin d’un cycle saisonnier : les arbres ont perdu leurs feuilles, ces feuilles mortes que l’on foule au pied ; les branches sont à nu, la vie semble s’être arrêtée. Certains oiseaux ont fait leur migration vers des cieux plus cléments ; et bien des animaux se sont terrés dans leur retraite pour hiberner. Le vent souffle en rafales, il pleut, il fait froid, la pluie fait parfois place à la neige comme ces derniers jours… C’est aussi la saison où, pour les plus fragiles d’entre nous, des désagréments physiques réapparaissent et provoquent des douleurs en tous genres. C’est pourquoi l’entrée dans la saison d'hiver peut évoquer chez certains des craintes, des inquiétudes.

Psychologiquement aussi, l’hiver est éprouvant, quand certains projets sont suspendus, que l’enthousiasme est au plus bas et que les choses bougent trop lentement à notre gré. Pourtant, si vous pouvez reconnaître la qualité d’énergie et des sensations propres à l’hiver, alors cette saison sombre peut devenir un beau temps de repos, de renouvellement et de créativité.

Les jours plus courts et plus froids de l'hiver nous invitent naturellement à rester à la maison, à nous installer confortablement, et à dormir davantage. Malheureusement, ce rythme naturel est souvent contraire à celui imposé par notre société… Souvenons-nous tout de même que le « burn-out » peut provenir d’un non respect prolongé de nos rythmes naturels, associé au stress. À chacun donc de s’organiser au mieux pour concilier ces exigences parfois contradictoires.

C’est aussi le moment de porter plus d’attention à ce que nous vivons intérieurement. C’est un vrai cadeau que l’hiver nous apporte : le temps de nous accorder sur ce qui se passe en nous-mêmes. Dans le monde d’aujourd’hui, focalisés sur l’action, nous oublions parfois combien le fait de se connecter avec soi-même, de se poser en soi, ici et maintenant, est essentiel.

Vous pouvez utiliser l’opportunité de ces journées ou de ces longues soirées froides et mornes pour rester chez vous – au lieu de vous forcer à sortir – et vous connecter à votre sagesse intérieure. Vous pouvez lire des revues ou des livres qui vous nourrissent, écrire, dessiner, méditer, prier ou encore ne rien faire – choisissez ce qui vous permettra d’être plus en lien avec votre être intérieur.

Nous faisons nos rêves la nuit, dans l'obscurité : celle-ci est favorable au développement de l’imaginaire. De la même façon, l’hiver avec ses nuits plus longues nous apporte un riche potentiel de créativité : profitons-en pour laisser surgir et germer en nous de nouvelles idées. Les longues et chaudes journées de l’été sont de parfaits moments pour exécuter vos grands plans et vos idées, mais l’hiver fournit l’opportunité de vous pelotonner dans un endroit confortable, de vous relier à votre sagesse intérieure, d’inventer et de visualiser ce que vous voulez faire pour l’année prochaine. Les meilleures réussites sont basées sur de belles visions, élaborées après qu’on se soit donné du temps et de l’espace pour sa créativité.

Quand le printemps arrivera de nouveau, vous serez complètement préparés pour sortir et avoir de l’audace !

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog :
    Fin d'hiver
    Neige
    L'hiver et nos rythmes biologiques

lundi 23 novembre 2009

Recevoir la critique

Donner et recevoir sereinement la critique est un art.
Dans le message précédent (voir Critique Constructive), j’ai évoqué comment aborder la critique de façon constructive ; aujourd'hui, voyons comment la recevoir. Généralement, les remarques négatives ne sont pas agréables à entendre. Cela d’autant plus si elles touchent des points sensibles, des zones de fragilité en nous. La plupart du temps, ce n’est pas la critique elle-même qui nous touche, mais les idées et émotions qu’elle suscite.

Alors, comment vivre la critique de façon constructive ?

Question complexe, car liée d’une part à la critique elle-même, la façon dont elle est posée et l’environnement dans laquelle elle se situe et d’autre part à notre histoire personnelle, aux dévalorisations ou humiliations que nous avons pu subir antérieurement. Sans vouloir épuiser ce sujet, je vous suggère quelques pistes, en proposant aujourd'hui des outils utilisables dans l’instant ; lundi prochain, nous en verrons d’autres permettant de retravailler à moyen terme sur votre façon de réagir à la critique.

Écoutez de façon neutre
Plus facile à dire qu’à faire, car parfois nos émotions peuvent nous submerger ! Un premier moyen, c’est de dissocier votre identité du comportement qui a fait l’objet de la critique. Naturellement, cette dissociation est plus difficile quand la critique porte sur votre personne, comme : « T’es qu’un pauvre type ! » ou bien « T’es aussi butée que ta mère ! »
Mais ce genre de phrase est souvent accompagné d’un discours plus important, ce qui nous amène au second moyen : tentez de vous concentrer sur la compréhension du message. Par le contenu et par les émotions exprimées, qu’est-ce que mon interlocuteur veut me communiquer ? Et qu’est-ce que ces émotions que je ressens me disent, à moi ?

Assurez-vous que vous avez compris
Vous pouvez alors dire à l’autre ce que vous avez compris : reformulez ce qu’il/elle vous reproche sans essayer d'interpréter. Posez des questions pour lui permettre de préciser les points vagues ou les généralisations, ses sentiments, les conséquences de votre comportement.

Remerciez votre interlocuteur
Toutes les critiques ne sont pas émises pour vous démolir ! Dans la plupart des cas, la personne a formulé – plus ou moins adroitement – sa critique dans un but d’amélioration. Peut-être d’ailleurs cela a-t-il été difficile pour elle. Si la critique vous paraît fondée, cela vous permet d’avancer. Sinon, c’est quand même pour vous une occasion de ressentir et d'explorer des émotions et leur signification. Plus largement, cela peut vous permettre de mieux comprendre comment les autres perçoivent vos comportements et d’améliorer vos compétences relationnelles.

Réagissez à la critique
Si la critique est fausse, dites-le sans détour, sans justification et sans accusation en donnant les faits et les informations nécessaires. Ceci est en réalité un exercice très difficile pour la plupart d’entre nous et demande un certain entraînement.
Si elle est justifiée ou possible, demandez à votre interlocuteur le comportement qu’il attend de votre part ou ce qu’il propose de faire à la place.

Demandez un délai de réflexion
Dans la plupart des cas, il est possible de dire que vous allez y réfléchir et de proposer un rendez-vous pour en reparler. Nous verrons semaine prochaine comment mettre à profit ce délai.

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog :
    Critique constructive
    Profiter de la critique
    Sentiment de culpabilité