Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...
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mardi 6 septembre 2016

Redémarrage


Pour beaucoup d’entre nous, la période des vacances d’été s’achève, nous sommes dans le redémarrage d’une nouvelle année scolaire ou d’une nouvelle campagne d’activités. Il va falloir reprendre les occupations habituelles, le travail, les trajets quotidiens. Mais cela s’accompagne probablement aussi de nouveaux projets, de nouvelles relations, peut-être d’un changement géographique qui tous nécessitent une nouvelle organisation, pas forcément facile à mettre en place. Comme nous sommes tous différents, certains se sentent très stimulés à l’idée de ces changements, alors que d’autres les redoutent. Inversement, ceux-ci sont probablement rassurés par la reprise d’une certaine routine quotidienne, alors que ceux-là, détestant cette même routine, se projettent déjà dans de futures escapades.

Avant de nous plonger tête baissée dans cette nouvelle saison, avons-nous pris le temps de faire un petit bilan de cette période estivale qui s’achève, pour en récolter les fruits et les savourer ? Comment l’avons-nous vécue ? Si j’ai pu vivre au mieux ce qu’il m’était donné de vivre, si j’ai pleinement profité de ce temps d’été, je peux capitaliser ces bons souvenirs en me remémorant les bons moments passés, en échangeant avec d’autres et en les racontant ou en revoyant les photos ou les films de ces moments. Alors je me constitue en quelque sorte une réserve d’énergie dans laquelle je vais pouvoir puiser pour redémarrer dans des conditions optimales.

Si cela n’a pas été le cas, si j’ai vécu des événements pénibles ou des deuils, si j’ai été gagné par le climat de morosité et même de peur qui se diffuse actuellement dans notre société française, je peux tout de même positiver. Même dans les moments les plus difficiles, je prétends, moi Renaud Cherel, qu’il y a toujours moyen de poser un regard positif sur ce qui a été vécu, et je parle d’expérience. Je peux par exemple sélectionner dans mes souvenirs de l’été les meilleurs instants – il doit bien s’en trouver tout de même – pour m’en faire un bouquet. Je peux aussi tirer de mes expériences moins agréables ou de mes échecs des leçons pour la suite : car – on ne le répètera jamais assez – c’est en surmontant ses échecs que l’on finit par réussir. Et dans tous les cas, je peux me répéter : « ne regrette rien », car aucun regret ne transformera le passé. Mieux vaut me tourner vers le futur et considérer la meilleure manière de l’aborder, à partir de ce que je suis aujourd'hui et des conditions dans lesquelles je me trouve.

Dernière précaution : il me faut évaluer de quoi je suis capable, de façon à ne pas me lancer dans des entreprises trop hasardeuses que je n’arriverais pas à conclure. Cet avertissement n’aura probablement aucun effet pour ceux d’entre nous qui sont stimulés par la prise de risques et pour qui l’audace est une seconde nature. Mais avec le temps et l’expérience, même ceux-là s’assagiront !

Ainsi préparés, nous allons pouvoir nous lancer avec une belle énergie dans cette nouvelle saison qui commence. C’est tout le bien que je nous souhaite !



Renaud CHEREL

Vous pouvez lire aussi dans ce blog des articles sur la même thématique :
    La reprise
    Reprise d'activité 
    La rentrée
    Rentrée

lundi 22 décembre 2014

Bilan 2014

En ces derniers jours de 2014, c’est peut-être le moment de prendre un peu de temps pour jeter un regard sur cette année écoulée et d’en faire en quelque sorte le bilan. Un bilan fait un état global de la situation, prenant en compte les faits négatifs d’une part et les faits positifs d’autre part. Mais comme la crise est toujours là et que peut-être avons-nous tendance, en considérant la réalité, à nous appesantir davantage sur le négatif que sur le positif, à porter d’abord notre attention sur qui ne va pas, je vous propose de prendre le contrepied de cette attitude et de nous concentrer en premier lieu sur les aspects positifs de ce que nous avons vécu depuis un an.

Quels événements, quelles rencontres, durant ces douze derniers mois, ont été pour moi à l’origine d’émotions positives, de joie, de paix, de bonheur, ou simplement sources d’intérêt, d’innovation, de création ? Je prends le temps de laisser émerger dans ma mémoire les faits les plus marquants, d’en dresser la liste, puis d’en détailler pour chacun les circonstances : c’était quand ? Avec quelles personnes ? Comment cela s’est-il passé ? Dans la mesure du possible, j’évoque dans ma mémoire tous les détails de la scène, avec les couleurs, les sons, les sensations, les odeurs, de façon à revivre cet événement : quelles émotions ai-je alors ressenties ? Et qu’est-ce que cela provoque en moi aujourd'hui ? L’intérêt de ce travail, c’est de me constituer des ressources mentales pour faire face à certaines difficultés. Car le fait de me rappeler un événement heureux ou positif pour moi va réactiver les émotions positives qui y sont associées, émotions capable de combattre celles, négatives, que je peux ressentir dans une difficulté actuelle. Et cet effet est encore plus net si je suis une personne qui a tendance à ressasser des choses négatives.

Dans le même esprit, je peux aussi évoquer les épreuves ou les difficultés par lesquelles je suis éventuellement passé au cours de cette année. Bien sûr, ces épreuves ont apporté leur lot de souffrance et de conséquences négatives, que je n’ai pas envie d’évoquer et encore moins de revivre. Mais là encore, au lieu de m’enfoncer dans les sentiments négatifs, le doute, le découragement ou même le désespoir, je peux regarder l’une ou l’autre de ces difficultés sous un autre angle : « Ce qui ne me tue pas me fortifie » disait Nietzsche.

Au-delà de cet événement en lui-même, au-delà de la douleur, de la colère ou de la tristesse que j’ai éprouvée lorsqu’il est advenu, qu’est-ce qu’il m’a fait découvrir de positif sur moi-même et sur les autres ? Quelle porte a-t-il éventuellement ouvert en moi, dont je n’étais pas conscient auparavant ? Est-ce que cela a été l’occasion pour moi de déployer des ressources nouvelles, d’utiliser des stratégies innovantes ou créatives ? Cette épreuve n’a-t-elle pas finalement initié des changements positifs en moi ou dans ceux qui m’entourent ?

Bien souvent, les épreuves qu’il nous est donné d’affronter dans le courant de notre vie nous aident à grandir.


Renaud CHEREL


Vous pouvez voir aussi dans ce blog des messages sur la même thématique :
    Bilan et souhaits
    Bilan et projets
    Bilan de l'année

lundi 26 décembre 2011

Bilan de l'année


Nous abordons les dernières semaines de l’année et c’est le moment où les médias nous proposent de faire le bilan de l’année écoulée : les accidents ou les catastrophes naturelles, les événements climatiques marquants, les bouleversements économiques, la vie politique et sociale ou tout simplement les films ou spectacles qui ont fait date, les personnalités qui ont laissé une trace dans l’année.
        
C’est peut-être le moment pour nous aussi de jeter un regard plus personnel sur les événements qui nous ont touchés au cours de ces douze derniers mois. Pour beaucoup d’entre nous le temps passe si vite, et tant de choses tombent dans l’oubli ! Qu’y a-t-il eu d’important dans ma vie depuis un an ? En balayant dans mon esprit les événements successifs que j’ai vécus ou dont j’ai été le témoin, je peux par exemple les classer en trois ensembles.
    
Dans le premier, les événements que j’ai vécus plutôt négativement : les mauvaises nouvelles me concernant moi-même ou mes proches, que ce soit dans le domaine de la santé, des relations privées ou professionnelles, des biens ou services dont je bénéficie ou dont je suis responsable. Entrent aussi dans cette catégorie tous les événements plus éloignés qui me touchent en rejoignant mes préoccupations ou mes valeurs sur le plan social, économique, politique, religieux, éthique… et qui à mes yeux ont participé à la dégradation de la situation. Une autre façon de décrire cet ensemble serait de dire que ce sont les événements qui ont provoqué en moi des émotions dites négatives : de la peur ou de l’angoisse, de la colère, de la révolte, de la tristesse, de la douleur ou de l’ennui.
    
Dans le second ensemble, je pourrais regrouper de la même façon tous les événements, proches ou lointains, qui m’ont touché par leur aspect positif, les améliorations qu’ils ont apporté pour moi-même ou pour les causes qui me tiennent à cœur. Ceux qui ont éveillé en moi des émotions qualifiées de positives : de la joie, du bonheur, de la reconnaissance, de l’intérêt, de la curiosité…
           
Enfin, dans le troisième ensemble, je peux ranger les événements que je juge plutôt neutres, qui à mon sens n’ont pas fait progresser ni régresser les choses et n’ont pas suscité en moi d’émotions perceptibles dans un sens ou dans un autre.
-"Bilan globalement positif !" (Dessin Renaud Cherel)
  
Que peut m’apporter ce travail de bilan ? D’abord, c’est une bonne façon de me remettre en mémoire les points importants de l’année. Mais surtout, l’examen de ces trois ensembles me donnera des clés précieuses sur ma façon de fonctionner et de faire face aux événements de la vie : de ces trois catégories quelle est celle qui ressort comme la plus importante à mes yeux ? Bien sûr, tout le monde sera d’accord pour dire que certaines années sont plus favorables et d’autres sont plus difficiles. Mais ma perception personnelle n’est pas forcément liée aux difficultés rencontrées : dans certains cas, celles-ci ont pu être vécues comme douloureuses et d’autres fois au contraire comme des défis à relever.
    
Alors, quel est mon bilan personnel ?

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog :
    Bilan et projets
    Bilan et souhaits
    Bonnes résolutions
    Bilan 2014

Liens externes :
    Sarah fait son bilan 2011...          

mercredi 9 mars 2011

Bilan et projets

Le géographe (Johannes Vermeer)
Dans ces derniers jours de l’année, c’est le moment peut-être de jeter un regard en arrière, permettant d’effectuer un bilan de ce que j’ai vécu pendant cette année – ou pendant l’étape de ma vie que je suis en train de traverser actuellement – et de réaliser un état des lieux du présent. Ainsi, j’identifie et je caractérise mon point de départ. À partir de cela, je peux envisager le futur et envisager mon point d’arrivée : où est-ce que je voudrais aller ? Cette démarche peut être réalisée par exemple en répondant aux questions proposées ci-dessous. Bien entendu, ceci est une suggestion que chacun est libre d’accommoder à sa façon !

Pour chacune des questions, je peux répondre selon les différents domaines de ma vie, car je ne fonctionne pas forcément de la même façon quand je suis au travail, dans une relation intime ou avec des amis. Exemples de domaines : celui de ma vie personnelle ; le domaine professionnel ; ma vie de couple ; ma vie familiale (parents, enfants, cousins, etc.) ; ma vie sociale (amis, relations…) Je peux évidemment créer autant de domaines que je désire. Si par exemple j’ai une vie sociale très riche, je peux subdiviser ce domaine en vie associative, parti politique, syndicat, etc.

Mon bilan personnel, par domaine :

Quelles expériences ai-je vécues positivement ces dernières années ? En quelques mots, je résume ce qu’elles m’ont apporté.

De quels échecs ai-je le souvenir ? J’ai la possibilité me servir de mes échecs pour grandir : ils peuvent être précieux, riches d'enseignements, et m’éviter de refaire les mêmes erreurs à l’avenir. Cependant, admettre mes erreurs, accepter l'échec, analyser ses causes, cela reste un travail délicat à faire ; dans cette démarche, je peux éventuellement me faire épauler par une personne ayant un bon discernement.

L’état des lieux aujourd'hui :

Quels sont mes compétences ? Mes talents ? C’est-à-dire les choses qu’à la fois je sais bien faire et j’aime bien faire – pour plus de détails, voir le blog du 24 septembre 2010 intitulé « Les Talents ». Cet état des lieux réalisé par domaine de vie me permet de mieux équilibrer mes activités, car j’ai parfois tendance à trop privilégier un domaine de vie au détriment des autres.

L’avenir, là où je veux aller :

Quels sont mes souhaits, les rêves que j’aimerais réaliser ? Il y a un temps pour agir et un temps pour rêver : encore faut-il se donner ce temps-là et la fin de l’année est peut-être le bon moment pour le faire. Concrètement, sur un cahier – ou un support durable – je liste au moins 25 rêves, en réservant une page par rêve pour y insérer des remarques, des commentaires. Là encore, il peut être plus facile pour certains de ranger ces rêves par domaines : ce que j’aimerais faire ou être professionnellement, dans ma vie personnelle, dans ma vie sociale etc.

Bon bilan et bons projets pour 2011 !

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog : 
    Bonnes résolutions
    Bilan et souhaits
    Bilan de l'année
    Bilan 2014
    Rêves et projets

dimanche 27 décembre 2009

Bilan et souhaits

Teddy qui travaille dans les services comptables et financiers d’une grosse PME, est sous pression ces dernières semaines : la fin de l’année, c’est le temps des bilans, et pour lui c’est un surcroit d’activité. Quels sont les secteurs qui ont bien marché ? Quels sont ceux à redresser ? Que disent les projections pour 2010 en fonction des prévisions des services Marketing et Commercial ?

Comme Teddy le fait pour son entreprise, il peut être bon pour nous de prendre le temps de faire un bilan personnel en ces derniers jours de l’année 2009. Une année qui s’en va, c’est quelque chose qui meurt, et ce peut être parfois avec une certaine nostalgie que nous nous remémorons de bons moments vécus. Mais en même temps c’est quelque chose qui naît, c’est une nouvelle année qui apparait… et donc c’est aussi le moment de se projeter sur un futur pas encore là mais riche de promesses. C’est pourquoi nous avons pris l’habitude de souhaiter – à nous-mêmes et aux autres – un certain nombre de choses, bonnes si possible.

N'attendons pas que le génie sorte de la lampe pour formuler nos souhaits !
Que nous souhaiter ? À mon sens, le mieux qu’on puisse se souhaiter les uns les autres, c’est d’être heureux… chose qui ne dépend pas forcément de notre état de richesse, des biens que nous possédons, de la quantité de choses que nous réalisons, du prestige dont nous jouissons auprès des autres, ni même de notre santé, si précieuse soit-elle. Peut-être les activités nombreuses qui nous occupent du matin au soir nous empêchent-elles de nous pencher sur les causes profondes de ce que nous appelons le bonheur. Quand nous sommes insatisfaits, nous nous imaginons que plus nous multiplions les activités, plus nos sensations s’intensifient et plus notre insatisfaction diminue. Nous courons après des biens, une reconnaissance ou des honneurs une bonne partie de notre vie. Et pourtant, force est de constater que nous ne trouvons pas facilement ce bonheur que nous recherchons...

Puissions-nous avancer avec nos doutes. Puissions-nous marcher sous la pluie battante, mais aussi trouver le temps de nous arrêter à l’abri quand c’est nécessaire. Puissions-nous nous rappeler que nous sommes aimés. Puissions-nous donner moins de conseils et écouter. Puissions-nous savoir quand nous en aller. Puissions-nous laisser tomber ce que nous ne sommes pas, nos vieux manteaux, et nous retrouver nous-mêmes de temps en temps. Puissions-nous patiemment faire germer ces petites graines de bonheur qui se trouvent sur notre chemin mais que nous ne voyons pas !

Bonne année 2010 !

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog : 
    Souhaiter ou présenter ses voeux
    Bonnes résolutions
    Bilan 2014
    Le blues de Noël