Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...
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lundi 2 décembre 2013

Faire entendre sa voix

Sais-je faire entendre ma voix ?
Sabrina est une personne extrêmement timide, et en situation publique elle ne s’exprime que par un mince filet de voix, au point que ses interlocuteurs lui demandent souvent de répéter ce qu’elle vient de dire. Du coup, cela crée un cercle vicieux : elle se trouve déstabilisée et renforce son attitude de retrait ; elle n’ose plus s’exprimer en public par crainte de ne pas se faire comprendre. Sabrina se rend bien compte que cela ne lui rend pas service dans son activité professionnelle, mais comment faire ? Elle craint de prendre la parole dans les réunions ou face à son employeur car elle pense qu’elle ne sait pas bien formuler ses idées, et finalement se retrouve à un poste inférieur à ce qu’elle pourrait attendre par rapport à ses compétences.

Sammy, commercial dans une PME, réussit extrêmement bien dans la prospection téléphonique. Bien sûr, son argumentation est bien construite et les produits qu’il met en avant sont de bonne qualité ; mais beaucoup de ses clients – et clientes – reconnaissent lui avoir fait confiance d’emblée, dès le début de la conversation. Pourtant, ils ne le connaissent que par sa voix : que s’est-il donc passé ? Il se trouve que Sammy possède naturellement ce qu’on appelle une « voix d’or », une voix assez basse qui rassure, bien posée et richement modulée, qui s’avère être un outil de persuasion extrêmement efficace. Sa voix constitue en quelque sorte l’arme secrète de Sammy.

Nous avons tous, je suppose, été séduits un jour ou l’autre par la belle voix de tel acteur ou actrice de cinéma ou de théâtre, d’un chroniqueur à la radio ou celle de nos chanteurs préférés. Tout le monde, bien sûr, ne possède pas une voix d’avocat ou de chanteur d’opéra. Mais la voix se travaille. Alors que nous cherchons à améliorer notre apparence, notre coiffure, notre tenue vestimentaire, nos attitudes, nous pensons rarement à améliorer notre voix. Qu’est-ce qui nous en empêche ?

Notre voix est un outil performant qui peut nous rendre de grands services dans la plupart des situations. Il suffit d’y penser un instant : en situation professionnelle, une voix assurée donne plus de poids à notre argumentation ; dans le cours d’une négociation, notre voix peut trahir nos émotions ou au contraire, si elle est bien maîtrisée, convaincre notre interlocuteur, autant, voire davantage, que le contenu de notre explication.

Dans la vie privée, notre voix est aussi une voie privilégiée par où s’expriment nos émotions : tantôt impérieuse et tantôt cajoleuse, tantôt ferme et tantôt douce, tantôt continue et tantôt brisée, notre voix transporte toutes les nuances de nos sentiments. On peut parler d’une voix suave, sensuelle, caressante ou bien, au contraire employer une voix dure, cassante, un ton sec et sans réplique. Notre voix peut être monocorde et ennuyeuse, ou bien enjôleuse et fascinante dans ses variations de tonalités et sa musicalité.

Peut-on améliorer sa voix ? Et comment faut-il s’y prendre ? Je vous proposerai dans le prochain article quelques moyens pour y parvenir.


Renaud CHEREL


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    Comment améliorer sa voix

lundi 16 septembre 2013

Améliorer l'estime de soi


Améliorer l’estime de soi ne se fait pas en un claquement de doigts, évidemment ! Pour progresser, il me semble nécessaire de passer par plusieurs étapes successives :

- Où en suis-je ?
D’abord, établir ce que l’on pourrait appeler un diagnostic : où est-ce que j’en suis ? Il est très rare que l’on se trouve « nul » partout et toujours : même si je déprime aujourd'hui, il y a certainement eu des moments dans le passé où je me sentais bien. Quels sont les situations où je me sens à l’aise, où mon estime de moi est bonne, et inversement les situations où c’est tout le contraire ? Le mieux est de prendre des exemples précis, à la fois dans mon passé ancien et récent, pour éventuellement prendre conscience de mes comportements répétitifs.

De la même façon, identifier la façon dont je réagis face aux autres, quand ils me font des compliments ou au contraire des critiques. Dans quels domaines j’aime qu’on m’apprécie ? Mon apparence physique ? Mes performances sportives ? Mes qualités intellectuelles ? Ma sensibilité et mes qualités de cœur ? Ou bien suis-je surtout sensible au fait qu’on m’aime globalement, pour ce que je suis ? (C’est ce qu’on appelle la reconnaissance inconditionnelle).

Lister les signes de reconnaissance que je reçois régulièrement. Est-ce qu’il y en a assez ? Sinon, lesquels est-ce que j’aimerais recevoir ? Et quels sont les signes négatifs que je ne veux pas ? Enfin, lister les signes que j’envoie aux autres : sont-ils généralement positifs ou négatifs ?

- Où est-ce que je veux aller ?
Ayant établi le constat précédent, je peux imaginer la façon dont je me comporterais si j’avais une très bonne estime de moi. Cet exercice va me permettre d’identifier les domaines à travailler pour m’améliorer : qu’est-ce que je pourrais changer ? Précision : une bonne estime de soi n’est pas synonyme de vanité ou de forfanterie. Au contraire, le besoin d’étaler ses mérites est lié à une insécurité intérieure.

- Quels moyens vais-je utiliser pour y arriver ?
Un moyen simple pour améliorer son estime de soi, c’est de donner aux autres ce que l’on aimerait recevoir soi-même : un compliment, un geste, une aide…

Autre moyen : apprendre à recevoir les critiques constructives. Pour cela, travailler sur une critique reçue récemment. Distinguer ce qui concernait ma personne et mon comportement ; refuser la première (critique inconditionnelle) et voir si effectivement il y a des choses à améliorer dans ma façon de faire. Si oui, en tirer parti et remercier la personne de sa critique constructive.

Quelle est mon exigence vis-à-vis de moi-même ? Si elle est très élevée, n’y a-t-il pas des circonstances où je pourrais baisser la pression ? Dois-je systématiquement être parfait(e) dans tous les cas ? Je peux probablement me donner la permission de faire « moins que parfait » dans certains domaines moins essentiels. Inversement, si mon exigence est basse, je peux focaliser mon énergie sur quelques domaines essentiels.

Pour avancer, un coaching peut aussi être utile…


Renaud Cherel


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Bibliographie :


HAWKES Laurie: 50 exercices d’estime de soi, éd. Eyrolles, Paris 2009. 126 pages.


Les éditions Eyrolles proposent une série de petits livres en forme de carnet intitulés "50 exercices..." Facilement transportables, ils proposent des exercices concrets permettant de se poser les bonnes questions sur une thématique donnée.
Celui-ci ne déroge pas à la règle. Dans cet opuscule, Laurie Hawkes, psychologue et psychothérapeute exerçant en France, propose des exercices inspirés de sa pratique quotidienne. Ceux-ci permettent de se questionner sur soi et sur son rapport aux autres, et les réponses possibles sont assortis de commentaires. Le tout est inspiré de l’analyse transactionnelle.