Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...

lundi 21 décembre 2015

L'hiver et nos rythmes biologiques

Il y a plusieurs façons de définir la période de temps correspondant à la saison d’hiver. L’hiver astronomique débute lors du solstice d’hiver et se termine à l’équinoxe, qui marque le début du printemps. Le solstice d’hiver correspond au moment de l’année où, dans la course de la planète terre autour du soleil, la position apparente de celui-ci atteint son extrême sud. Cela correspond donc à la nuit la plus longue dans l’hémisphère nord, et inversement la plus courte dans l’hémisphère sud qui, lui, est en été. Cette position est atteinte en 2015 dans la nuit de lundi 21 à mardi 22 décembre, date à partir de laquelle les jours rallongent.

L’hiver météorologique, lui, correspond à la période la plus froide de l’année, soit pour l’Europe de début décembre à fin février. C’est cette période-là qui joue principalement sur le cycle des êtres vivants. Pour les végétaux, cela se traduit par la mort des plantes annuelles, le repos végétatif pour les vivaces, la perte des feuilles pour les arbres feuillus. L’hiver influence aussi le comportement des animaux, le repos ou la phase larvaire pour la plupart des insectes, la migration des oiseaux, l’hibernation pour certains mammifères ou les changement de pelage pour d’autres.

"Les quatre saisons" (de gauche à droite et de haut en
bas : hiver, printemps, été, automne) - Arcimboldo.
Nous autres êtres humains n’échappons pas à la règle, notre activité est également soumise à un certain nombre de rythmes biologiques. Certains sont liés à la durée du jour (rythme circadien), d’autres plus brefs (rythmes ultradiens), d’autres liés au cycle des saisons (rythmes circannuels). Par exemple pendant l’hiver, la plus faible luminosité associée à une plus courte durée du jour diminuent notre production de vitamine D mais aussi de mélatonine. La logique demanderait donc que notre activité soit moindre en hiver qu’en été, rythme que respectaient les sociétés rurales avec les gros travaux des culture et des moissons en été, et des activité moins dévoreuses d’énergie en hiver. Mais notre société a inversé les rythmes, puisque l’été est la saison privilégiée des vacances, alors que nous dépensons le maximum d’énergie pendant l’hiver !

De plus, avec la lumière artificielle et l’usage des écrans de nos portables et autres tablettes, nous malmenons aussi nos rythmes circadiens. Cette désynchronisation n’est pas sans effets sur notre santé physique et psychique : elle contribue à nous stresser davantage et nous fragilise. Elle provoque non seulement des effets passagers comme des « coups de pompe » ou de petites déprimes, mais peut aussi avoir des conséquences beaucoup plus graves, préparant le terrain à des affections lourdes, cancers, maladies cardiaques ou rénales…

En étant plus attentifs à nos rythmes biologiques, nous nous garantissons une meilleure qualité de vie. À chacun, évidemment, de composer avec les contraintes, professionnelles ou autres, auxquelles il doit faire face. Mais lorsque nous sommes obligés de bousculer nos rythmes biologiques, pensons à mettre en place des ajustements qui nous permettront de compenser, au moins en partie, ces perturbations.

Que ces considérations ne nous empêchent pas, bien sûr, de vivre pleinement les fêtes de fin d’année. Joyeux Noël à tous !


Renaud CHEREL


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