Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...
Affichage des articles dont le libellé est messages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est messages. Afficher tous les articles

lundi 20 janvier 2014

Interprétation des rêves

Joseph interprétant le rêve de Pharaon (James Tissot)
L’interprétation des rêves est un art extrêmement ancien dont on retrouve les traces, dans la plupart des civilisations, sur plusieurs millénaires. Elle a donné lieu à une littérature extrêmement abondante. N’étant pas moi-même onirologue (spécialiste des rêves), je ne prétends pas donner de recette infaillible d’interprétation, mais simplement, en me basant sur des conseils de spécialistes et sur une expérience personnelle de plusieurs années dans ce domaine, de proposer quelques indications à qui cherche du sens à ses rêves. Un approfondissement éventuel passera par un travail accompagné par un praticien expérimenté.
L’interprétation passe par plusieurs étapes.

Enregistrement du rêve
La plupart des rêves sont très éphémères, bien souvent ils s’effilochent dès le réveil ; il est donc important d’en recueillir le maximum d’éléments le plus vite possible avant qu’ils ne se soient évanouis. On peut par exemple disposer de quoi écrire près de son lit, ou encore d’un dictaphone pour les raconter avant même de se lever.

On a plutôt intérêt à avoir une certaine assiduité dans l’enregistrement de ses rêves, car ils se présentent souvent par séries à l’intérieur desquelles ils se complètent ou se répondent : l’inconscient est souvent répétitif.

Le scénario
Le rêve comporte en général plusieurs scènes, parfois sans lien apparent entre elles. Il s’agit donc de reprendre ses notes pour identifier chacune des scènes, puis dans un second temps de décrire brièvement ce qui se passe dans l’ensemble du rêve avec son fil conducteur : le scénario. Il peut être intéressant d’ajouter un titre au rêve, qui en soulignera l’orientation générale.

Les associations d’idées
Ensuite, l’on peut examiner chaque scène et les résonnances que cela évoque en nous. Une des méthodes consiste à travailler par association d’idées : installé dans un lieu calme et confortable, on laisse venir librement les idées ou images associées à la scène évoquée, sans en rejeter aucune, par exemple du fait de son absurdité ou de son peu d’importance. Souvent, ces associations d’idées permettent de trouver un sens à une scène auparavant incompréhensible.

La symbolique
Ce travail sera facilité par l’examen des symboles que chaque scène contient. Un symbole est un objet ou un fait naturel de caractère imagé (on peut le dessiner) qui évoque, par sa forme et sa nature, une association d’idées spontanées (dans un groupe social donné) avec quelque chose d’abstrait ou d’absent. Le symbole a un sens général mais il est aussi influencé par la personnalité et l’histoire du rêveur.

En dehors des symboles, l’inconscient joue aussi fréquemment sur le langage : mots à double sens, origine du mot (étymologie), etc. Penser aussi aux assonances, beaucoup utilisées par l’inconscient (par exemple, la mer = la mère ou l’amer ou l’âme erre).

Le décodage
En dernier lieu, on reprend pour chaque scène chacun de ses éléments en extrayant la signification qu’il peut avoir en fonction des indices glanés précédemment. Ce qui permet, à terme, de décoder le message du rêve : ce que notre inconscient cherche à nous dire par l’intermédiaire du rêve.

Renaud CHEREL


Cet article vous a plu ? Vous pouvez aussi trouver dans ce blog d'autres articles sur le même thème :
    Rêves nocturnes
    La force des symboles

Symbolique des couleurs :
    Couleurs : rouge et orangé
    Couleurs : jaune et vert
    Couleurs : bleu et violet
    Couleurs : noir et blanc, gris, rose et brun

Sites externes :
 http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Reves/Articles-et-Dossiers/Sachons-utiliser-nos-reves
    http://reve.l.free.fr/index.html

Bibliographie :
Pratique :
Marielle LAHEURTE : 50 exercices pour décrypter ses rêves, éd. Eyrolles, Paris, 2013, 120 pages.
Ce petit opuscule fournit des outils simples pour apprendre à programmer et enregistrer ses rêves, interpréter les symboles qu'ils contiennent de façon personnalisée, les utiliser pour effectuer de meilleurs choix dans sa vie.






Approfondi :
Tobie NATHAN : La nouvelle interprétation des rêves, éd. Odile Jacob, Paris, 2011, 246 pages.

Tobie NATHAN est professeur de psychologie à l'université Paris VIII, spécialisé en ethnopsychiatrie. Tout au long de sa carrière de thérapeute, il a travaillé avec des patients et des collègues de cultures différentes, et il a puisé dans son expérience personnelle très variée pour écrire ce livre. Il a cherché aussi à croiser les données récentes issues de disciplines comme la neurophysiologie, la psychophysiologie, la psychanalyse mais aussi la mythologie.


Classiques :
Sigmund FREUD : Sur le rêve, éd. Folio Essais, Paris 2012, 147 pages. Titre original : Über den Traüm (1901)

Dans cette brève étude, le père de la psychanalyse expose sa méthode d'interprétation des rêves pour accéder à l'inconscient, méthode dont les outils sont directement empruntés à la psychanalyse. Il porte essentiellement son attention sur les procédés du "travail du rêve" en les illustrant par de nombreux exemples tirés de sa propre expérience ou de celle de ses patients.




Carl Gustav JUNG : Sur l'interprétation des rêves, Le livre de Poche, Paris, 2012, 317 pages. Titre original : Seminare : Kindertraüme, publié en 1987 à partir de séminaires tenus entre 1936 et 1941.

Après sa rupture avec Freud, Jung développa une méthode différente d'interprétation des rêves qui, sans renier l'apport de son ancien maître, essayait de dépasser ce qu'il considérait comme une fixation sur la théorie de la libido. Dans cet ouvrage, il passe en revue les grands systèmes d'interprétation des rêves depuis l'Antiquité et tente d'en expliquer les ressorts. 

lundi 26 mars 2012

Exemplarité


Connaissez-vous cette histoire que l’on raconte à propos de Gandhi ?

Une mère conduisit son jeune fils chez le mahatma Gandhi au prix d’un long voyage via le train, l’autobus, le pousse-pousse et à pied. Elle supplia le maître : « Dites à mon fils d'arrêter de manger du sucre ! » Gandhi se tut un moment, puis déclara : « Reviens avec lui dans deux semaines. »
Ils revinrent comme prévu, deux semaines plus tard : train, autobus, etc. Le mahatma regarda le jeune garçon dans les yeux et lui dit : « Arrête de manger du sucre. » Reconnaissante mais étonnée, la femme lui dit : « Pourquoi m'avez-vous demandé de revenir dans deux semaines ? Vous auriez pu lui dire cela la première fois où je suis venue. »
Gandhi répondit : « Il y a deux semaines, moi aussi je mangeais du sucre. »

Dans notre société où l’individualisme règne en maître, l’idée même de donner l’exemple peut paraître ringarde, dépassée : quel frein ce serait à la liberté individuelle ! Les messages serinés par la publicité et les médias nous enjoignent de laisser chacun mener sa vie comme il l’entend ; les hommes et les femmes en vue ne se gênent plus pour étaler des aspects peu reluisants de leur vie privée.

C’est oublier que tout ce qui s’expose en public sert de repère, même si telle n’était pas l’intention de l’auteur. Le comportement d’une personnalité connue peut jeter le trouble, voire renverser les systèmes de valeurs de ses admirateurs. En effet, si telle personne en vue est admirée pour sa réussite, son autorité, ou tout autre critère, dans bien des cas sa conduite fera partie du lot. Car bien souvent, nous avons du mal à différencier une personne de ses actes : nous prenons le tout d’un bloc. Si donc cette personne admirée commet un délit, nous serons tentés de lui trouver quelque excuse et le délit nous semblera moins grave. Ses mensonges banaliseront le mensonge et appelleront des mensonges en retour. Il en sera de même pour la tromperie, la ruse, l'injustice. Heureusement, l'inverse est également vrai : l’exemple de Gandhi ne laisse pas indifférent.

Ceux qui sont en position d’autorité ont donc du pouvoir sur la définition du bien et du mal. Certains d’entre nous peuvent se dire : « Mais je ne suis pas une star connue dans les médias, je ne suis ni ministre, ni chef d’État, donc cela ne me concerne pas… »

Pourtant, réfléchissons : n’avons-nous jamais été l’objet de l’admiration de quelqu’un ? N’avons-nous jamais éprouvé du respect pour le sérieux, la compétence de tel supérieur hiérarchique ? N’avons-nous jamais eu l’occasion d’admirer le comportement citoyen d’un inconnu dans la rue ? Que nous soyons dirigeant, cadre en entreprise, parent ou éducateur, membre d’une association d’un mouvement ou d’un parti, piéton ou automobiliste, nous avons tous, à des degrés divers, l’occasion d’être un exemple pour d’autres.

Par mon comportement, je peux semer la transparence, l'équité, la justice, le respect. Qu’est-ce qui m’en empêche ?

Renaud CHEREL





Bibliographie :
José Frèches : Gandhi – Tome 1 : Je suis un soldat de la paix. XO éditions, 2007.

José Frèches nous livre ici une grande fresque de la vie de celui qui a fait ployer l’Empire britannique grâce à la désobéissance civile menée dans la non-violence. Dans ce premier tome, il décrit l’enfance de Gandhi, ses études à Londres, ses premières luttes pour la justice en Afrique du Sud puis en Inde. Passionnant.

Ce message vous a plu ? Vous pouvez voir aussi dans ce blog :
    Admiration

lundi 18 avril 2011

Maîtriser sa messagerie

« Je suis hyper-stressée par les messages de mon boss », explique Francine. « Il m’envoie des mails à tout bout de champ et il exige que je lui réponde dans les minutes qui suivent. Ça m’oblige à interrompre mon travail en cours, et à la fin de la journée je n’ai pas fait la moitié de ce que je devais faire ! C’est épuisant ! »

Adrien reconnaît être dérangé par les alertes sonores de sa messagerie : « Même quand je suis occupé à autre chose, avoue-t-il, je ne peux pas m’empêcher d’aller consulter ma messagerie lorsque retentit l’annonce d’un message. Or, la plupart du temps, ce sont des messages non urgents qui ne font que me disperser. Je perds à chaque fois un peu de ma concentration et cela demande un effort pour revenir sur le dossier en cours. »

La messagerie électronique est devenu le moyen de communication le plus employé dans l’entreprise, devant le téléphone. Pourtant, maitrisons-nous suffisamment cet outil qui, mal utilisé, risque de nous faire perdre du temps au lieu d’en gagner ? N’est-il pas préférable d’être maître de sa messagerie plutôt que de se laisser déborder par elle ?

Voici quelques conseils pour maîtriser sa messagerie électronique.

Choisir le moment de traiter ses messages

Les spécialistes sont unanimes sur ce point : c’est l’usager qui va consulter ses messages au moment qu’il choisit plutôt que de se laisser déranger à tout moment. On surestime souvent l’urgence des messages. Donc, pour une meilleure efficacité, il est conseillé de désactiver les alertes sonores ou visuelles des messages et de se choisir un rythme de consultation qui conviendra à son activité : pour certains, une fois par jour suffira ; pour d’autres, ce sera trois fois par jour.

Trier les messages

Une forte proportion des courriels ont une valeur très faible : selon différentes enquêtes, la proportion des mails indésirables dépasserait 90%. Des logiciels de filtrage, dits « antispams » en éliminent un certain nombre. Beaucoup d’autres messages ont une valeur éphémère, comme les détails de lieu ou d’heure d’un rendez-vous. Les messages conservés peuvent être classés par dossiers. Le système de classement, pour être efficace, devra faire l’objet d’une réflexion et correspondre à la façon de travailler de la personne. Par ailleurs, on peut noter que la plupart des systèmes de messagerie possèdent des options per-mettant de trier et classer automatiquement une part du flot des messages à partir de leur titre ou de mots-clés.

Vider sa boîte de réception

L’idéal est de pouvoir faire en sorte que la boîte de réception du courrier soit vide en fin de journée : tous les messages ayant été soit supprimés, soit classés dans des dossiers, soit répertoriés dans les contacts. Cela permet de se sentir plus léger, de diminuer les sentiments d'anxiété et de culpabilité ! En utilisant des techniques de ce type, Adrien s’extrait de sa dépendance. Il dit avoir diminué son niveau de stress et gagné plus de contrôle sur sa vie professionnelle. Quant à Francine, il lui faut aussi convaincre son chef… ce qui pourra faire l’objet d’une autre lettre !

Renaud CHEREL


Voir aussi dans ce blog : 
    Rédiger ses messages

Liens externes : 
    Du bon usage de l'email