Réflexions d'un coach spécialisé dans les transitions, à partir des événements et rencontres de la vie quotidienne...
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lundi 15 avril 2013

Construire l'image de soi


Dans le message précédent, nous avons vu combien l’image de soi dépendait de l’image que nous renvoient les autres de nous-mêmes. La représentation que l’on se fait de soi-même quant à son physique et à ses capacités dans tous les domaines est très subjective. Cette image mentale n’est pas toujours très réaliste, cependant nous y croyons.

L’image de soi a pu être déformée pour différentes raisons. Par exemple, de nombreuses expériences ont montré que les attentes des professeurs vis-à-vis de leurs élèves influaient sur les performances de ces derniers. Mais cette influence est contrebalancée par les attentes perçues par le jeune dans d’autres domaines. Par exemple, s’il est apprécié et considéré dans sa famille, il sera plus résistant au regard dépréciatif d’un enseignant. Inversement, si les jugements qu’il perçoit dans les différents domaines de sa vie sont tous négatifs, il lui sera beaucoup plus difficile de conserver une bonne image de soi.

Dans le domaine de l’image mentale corporelle, c’est-à-dire l’image que l’on a de son propre corps, le matraquage publicitaire, qui nous impose à travers les médias des modèles au physique idéalisé, peut contribuer à cultiver une mauvaise image de soi. Pour tenter de ressembler à ces modèles, cela peut conduire certaines personnes à des troubles de comportement graves, comme l’anorexie ou la boulimie.

Dans le domaine affectif aussi, l’image de soi peut être affectée par les succès ou les échecs relationnels que nous avons vécus auparavant, ce qui peut nous rendre plus timide ou plus hésitant pour initier de nouvelles relations.

Ainsi, l’image que nous avons de nous-mêmes influe sur nos comportements, notre capacité d’agir, notre enthousiasme, lesquels influenceront en retour le regard des autres sur nous… Nous nous inscrivons alors dans une sorte de spirale : le regard que nous portons sur nous-mêmes et celui que les autres portent sur nous s’influencent réciproquement. Comment s’en sortir ?

Dans les cas les plus sévères, il est conseillé d’entamer une psychothérapie.
Dans d’autres cas, des ajustements peuvent apporter de bons résultats. Voici quelques suggestions :

Vous pouvez faire appel à une aide extérieure, par exemple :        
- Suivez quelques séances de coaching ;      
- S’il s’agit d’une mauvaise image corporelle, prenez conseil auprès d'une esthéticienne ou d’une spécialiste en relooking ;        
- Faites des séances d’art-thérapie.  

Vous pouvez aussi travailler sur vous-même :        
- Appuyez-vous sur vos succès passés. Rappelez-vous une occasion où vous avez eu le sentiment d’avoir réussi : comment vous y êtes-vous pris ? Quelles étapes avez-vous franchies ? Quelles étaient vos émotions à ce moment-là ?           
- Cessez de vous comparer aux autres, réjouissez-vous plutôt de ce que vous avez de bon en vous.   
- Faites des projets, rêvez de ce que vous pourriez faire. Pensez à la façon dont vous aimeriez mener votre vie. Fixez-vous des objectifs et établissez un plan d’actions. N’oubliez pas de célébrer vos succès.          
- Faites des activités que vous aimez, avec d’autres : du sport d’équipe, de la musique dans un orchestre ou une chorale, du bénévolat dans une association… En apportant quelque chose de positif aux autres, vous vous faites du bien à vous-même.


Renaud Cherel



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    Image de soi image des autres
    Les plus beaux sont-ils les meilleurs?
    Sentiment de culpabilité

lundi 4 février 2013

Faut-il chercher la perfection ?


"L'homme de Vitruve" de Léonard de Vinci : l'homme parfait?
Philémon est épuisé : au bureau, il cherche constamment à ne jamais décevoir et à être irréprochable en exerçant une vigilance de tous les instants. Cela lui demande des efforts extrêmes mais, malgré cela, il ne parvient pas à se prémunir contre tous les imprévus. Quand il doit faire face à une situation non préparée, c’est la panique.

Selma est artiste peintre ; elle a toujours eu le souci méticuleux du détail, et a l’habitude de travailler à son chevalet jusqu’à ce que l’exécution sur le tableau corresponde exactement à l’image qu’elle avait en tête. Elle retire de sa ténacité et de ses efforts soutenus une réelle sensation de plaisir, d’autant plus que ses œuvres sont appréciées du public.

Zita, par peur des critiques, cherche à être parfaite maîtresse de maison, elle passe des heures à astiquer les moindres recoins de son intérieur : « Mon appartement doit être impeccable… Si quelqu’un venait à l’improviste, je ne supporterais pas qu’il puisse voir du désordre ou de la poussière. » Zita est préoccupée par le jugement que l’on pourrait ainsi porter sur elle.

Au travail, Valentin ne peut pas s’empêcher de consacrer du temps et de l’énergie aux petits détails sans importance, au lieu de s’atteler aux points essentiels du projet en cours dans son service. Ses collègues lui reprochent d’avancer trop lentement ; il en retire une opinion négative de lui-même et se sent minable.

Osmonde est un bourreau de travail incapable de se détendre. Très efficace, elle suit ses dossiers heure par heure et ne peut s’empêcher de consulter ses mails professionnels jusque sur la plage. Mais à la moindre erreur ou au simple lapsus, elle se fait intérieurement des reproches acerbes pendant des journées entières.

Faut-il être parfait ? Doit-on chercher la perfection ?

Nous vivons dans une société qui nous pousse à faire toujours mieux, à être toujours plus performants, non seulement dans la sphère professionnelle, mais dans tous les domaines de la vie. Le désir de s’améliorer est certainement très positif ; mais lorsqu’il se transforme en volonté acharnée de perfection, il peut provoquer des dégâts, à notre détriment et à celui de notre entourage.

D’un côté, le souci de perfection peut nous fournir une grande énergie motrice : il nous pousse à mener à bien nos projets et nous fournit la motivation nécessaire pour persévérer face au découragement et aux obstacles qui ne manquent pas de se dresser sur la route. Avec le risque de déborder sur d’autres domaines de la vie.

De l’autre, le perfectionnisme devient toxique quand on s’efforce compulsivement et sans trêve d’atteindre des buts irréalistes et que, face à l’échec, on n’en retire qu’amertume et auto-jugement négatif. Il peut mener à la procrastination quand il sert à reporter les tâches à plus tard : « Je ne peux pas démarrer ce projet tant que je ne maîtriserai pas parfaitement la procédure ». Au final, il peut se traduire par une faible productivité.

Il s’agit donc de trouver le bon dosage entre les deux, en acceptant de ne pas être parfaits !


Renaud Cherel



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    Faut-il vouloir tout contrôler?